On en entend souvent parler, le mot est presque intégré dans le langage courant des infections sexuellement transmissibles, et pourtant on ne sait pas vraiment de quoi il s’agit. C’est une maladie ? Ça tue ? Ça s’attrape comment ? Est-ce que ça a quelque chose à voir avec les papillons ? Pour bien faire, on répond à toutes ces questions existentielles qu’on se pose sur le sujet.

Attention, j’vous rappelle qu’on n’est pas médecins, les informations ci-dessous ont été aimablement dénichées sur le dark web et ne constituent pas une finalité, pour plus de précisions, allez donc voir votre doc.

1. Déjà à la base de la base, c'est quoi en fait ?

Les Papilloma Virus Humains (qu’on appelle aussi PVH parce que ça prend un peu moins de temps à écrire. Alors sur un ordinateur on se rend pas forcément compte, mais quand on écrit à la main ça représente un véritable gain de temps, si si je vous assure) sont tout simplement des virus (en même temps y’avait un indice dans le nom). Mais il en existe un paquet. 150 à peu près. Certains sont très vilains, d’autres ne feraient pas de mal à une mouche. Ces virus peuvent donc infecter les muqueuses et causer des lésions. Lésions bénignes dans la plupart des cas (notamment des verrues vulvaire et plantaire, miam miam), mais qui dans certains cas peuvent entraîner un cancer du col de l’utérus.

Source photo : Giphy

2. Est-ce que ça se transmet par le pipou ?

Oui et non. Ce qu’il faut savoir en premier lieu c’est que c’est putain de contagieux. En gros pour vous faire une idée, 80 % des gens qui sont sexuellement actifs (ok j’en fais pas partie, mais je suis hyper solidaire) contractent un PVH une ou plusieurs fois dans leur vie. Et donc, principalement sexuellement. Mais pas que. La main et la bouche peuvent également être vecteurs de transmissions surtout si ces zones ont des lésions qui favorisaient la transmission du virus. Donc même si tu mets des capotes, techniquement tu peux gagner un PVH au loto.

3. Est-ce que ça se transmet par d'autres trucs que le pipou, genre l'échange de crotte de nez ?

Bah du coup, oui. Dès que tu as une plaie cutanée, c’est un peu comme si tu avais mis un paillasson sur ton corps pour dire « PVH, you’re welcome ». Encore une fois, le virus est ultra contagieux mais pas toujours bien grave, le tout c’est de se faire dépister régulièrement pour éviter que ça parte en sucette (en sucette cancéreuse).

4. Est-ce qu'on peut en guérir ?

OUIIIIIIIIIIIIIIII. Déjà parce que quand tu as un PVH, tu n’as pas forcément un cancer et qu’on peut encore traiter le virus rapidement. En gros, à peu près 80 % des femmes vont éliminer le virus naturellement. Pour les autres, le virus peut être persistant et ses symptômes invisibles, donc plus graves. Dans ce cas il peut être dépisté si l’on va bien régulièrement chez le gynécologue et qu’on procède à un frottis tous les ans.

5. Comment que c'est qu'on sait si qu'on l'a ?

Pour les PVH à bas risques, les symptômes, bien que peu ragoutants sont visibles sur le plan cutané. Des verrues peuvent apparaître sur différentes zones du corps (mains, pieds, coudes, genoux), mais aussi dans les muqueuses. Oui, on parle bien de verrues dans le vagin. Elles peuvent causer des petits saignements et surtout des démangeaisons. Quant à l’homme, s’il peut le contracter, il n’a aucun symptôme visible donc bon courage pour repérer le bordel.

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6. Est-ce que si j'ai le Papillomavirus ça veut dire que j'ai un cancer ?

Eh bien si vous avez bien lu jusque là, vous devriez être mesure de vous dire que non. On le rappelle donc, le PVH est ultra courant, au moment même où vous êtes en train de me lire, il y a bien une chance sur trois pour que vous en ayez un, calé tranquillou dans le slibard. Donc on se stresse pas. La plupart des PVH sont bénins et éliminés naturellement. Pour le reste, si tu fais des dépistages tous les trois ans et un frottis chaque année, tu devrais être en mesure de prévenir des risques de cancer.

7. Est-ce que que le Papillomavirus prône l'égalité des sexes et touche aussi les hommes ?

Si le PVH est la principale cause du cancer du col de l’utérus chez la femme et que jusqu’à preuve du contraire les hommes ne possèdent pas d’utérus ces gros boloss, alors on peut se demander si le PVH en a quelque chose à secouer des hommes et inversement. Eh bien rassurez-vous ! Le PVH peut aussi entraîner un cancer de la gorge ou de la bouche ou du pénis, ou de l’anus. Ils doivent donc songer à se faire dépister par un examen médical de préférence chez un dermatologue. Comme les symptômes sont quasi invisibles chez l’homme, il ne faut pas lésiner sur ces visites de routines qui peuvent quand même te sauver les miches.

8. Est-ce qu'on peut se faire vacciner ?

Oui de chez oui. C’est même vivement recommandé pour les personnes qui ne sont pas encore débuté leur vie sexuelle (donc en gros les enfants) et qui a priori n’ont donc jamais été infectées. La vaccination est même gratuite auprès de la médecine scolaire. Même si cette vaccination est importante, elle ne protège pas à 100 % de tous les PVH (on rappelle qu’il en existe entre 150 et 200 types), il faut donc continuer de se faire dépister, même vaccinés.

9. Est-ce qu'il y a des gens qui ont plus de risques que d'autres gens de contracter le papillomavirus ?

Bah oui parce que comme pour tout, la vie est injuste. Quand 80 % des femmes auront des PVH bénignes plein la culotte tout au long de leur vie, 20 % ne s’en tireront pas si bien. En dehors de ces injustices inhérentes à la cruauté de Mère nature, certains critères rendent plus favorable l’accueil des PVH : être atteint d’un déficit immunitaire, être en contact avec des animaux (morts ou vivants) comme les bouchers, les vétérinaires ou les équarrisseurs, ou tout simplement fréquenter des zones à risque comme les piscines ou les salles de sport où ça pullule à souhait. Sans compter que bien sûr les personnes sexuellement actives sont nettement plus exposées que les autres (surtout si elles n’utilisent pas de capotes).

10. Pourquoi cette maladie de merde porte un nom si choupinounet ?

Je sais pas mais pour le marketing c’est ultra brand safety, chapeau bas au concepteur rédacteur qui a mis au moins ce blase trop stylé qui saura séduire les plus grands comme les plus petits.

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J’ai contracté trois Papillomavirus en écrivant ce top. OUPS.

Sources : Fondation contre le cancer, passeport santé,