Les Trophées de l’UNFP récompensent les meilleurs joueurs de Ligue 1 et mettent également en lumière, chaque année, le joueur jugé le plus prometteur du championnat. Certains lauréats ont tenu ces promesses, Zidane, Henry ou Ribéry, d’autres ont un peu déçu, voire énormément, au point qu’ils ne soient plus aujourd’hui qu’un vague souvenir footballistique. La preuve par 5 qu’ « un Tiens vaut mieux que deux Tu l’Auras. »

  1. Philippe Christanval (2000) : On a coutume de dire que les carrières des footballeurs sont courtes, mais la vitesse avec laquelle Philippe Christanval est passée du statut de « Futur Laurent Blanc » à « Pré-retraité à l’OM » puis « Véritable retraité à Fulham » dépasse l’entendement. Entre temps, un passage raté à Barcelone, des blessures et une carrière au plus haut niveau indécelable à l’œil nu. 8 ans après son sacre de Meilleur Espoir, Christanval ouvre une bijouterie à Londres. Son meilleur choix de carrière ?
  2. Lionel Mathis (2003) : Lionel Mathis veut bien jouer dans un grand club, mais pas dans une grande ville. Révélé au sein de la génération dorée auxerroise, aux côtés de Cissé, Boumsong et Méxès, Mathis choisira le FC Sochaux-Montbéliard pour poursuivre une carrière annoncée monumentale. Mais Sochaux est encore un peu trop peuplé pour le milieu de terrain qui choisira Guingamp. Et l’accompagnera gentiment en National cette année. Fait quand même la home du site du club, s’il vous plait.
  3. Hatem Ben Arfa (2008) : Alors que Karim Benzema, 7 mois plus jeune que lui, est sacré meilleur joueur de la Ligue 1, Hatem est désigné meilleur espoir. Il ne le sait pas encore, mais son destin est scellé : Ben Arfa cristallisera durant de longues années les attentes de ceux qui veulent voir en lui un génie, et sera l’objet des critiques les plus vives. Quand on a l’étiquette de « diamant brut », on est condamné à être « exceptionnel » ou « nul à chier », on a pas le droit d’être juste un bon footballeur.
  4. Florian Maurice (1995) : Annoncé comme le « Futur Papin », Maurice succède à Zidane au palmarès des espoirs de l’UNFP. Avec autant de pression et d’attentes, il paraît difficile d’échapper à une carrière bien foirée comme il faut. Et pour cela, rien de tel que des passages successifs ratés dans les plus gros clubs français (dont la liaison directe Paris- Marseille qui deviendra plus tard la ligne « Fabrice Fiorèse », ou « Air Fio »), l’assurance de Jacquet de faire partie des Bleus pour la campagne de 1998, de la Ligue 2, des interventions remarquées sur OLTV… 10 ans après ce sacre, Florian a déjà raccroché les crampons.
  5. Olivier Monterrubio (1999) : Monterrubio n’a pas eu la carrière qu’il méritait… c’est en tout cas la reflexion que l’on pouvait se faire lorsque l’ancien Nantais remportait la Coupe de …Suisse avec le FC Sion 10 ans après avoir été désigné Meilleur Espoir. Monterrubio est appelé à l’époque de cette distinction en Equipe de France A’ aux côtés de Maurice ou de Ziani, ce qui ne sent jamais très bon. Il ne suffit pas d’être le meilleur passeur de son championnat trois année de suite, l’étiquette « bon joueur de Ligue 1 » est très difficile à décoller.
  6. Bonus: Eden Hazard (2009 et 2010) : A priori, Eden Hazard n’a pas sa place dans ce top. Le jeune belge ne peut mieux incarner l’avenir et pour l’instant ne déçoit pas. Mais être élu deux fois de suite meilleur espoir, c’est louche. Recevoir les éloges de Zidane lui-même, c’est dangereux. Etre convoité par Fenerbahçe, c’est carrément mauvais signe. Eden Hazard nous donne beaucoup d’espoir et a désormais tout pour être décevant. Sa chance est peut-être de ne pas être français. Pas d’Equipe de France, pas de bus, pas d’embrouille.

Et vous, vous en voyez d’autres des espoirs qui n'en sont plus ?

Top écrit par Ronan, topiteur historien

Crédits photo (creative commons) : indigo_jones

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