Le mercato se termine de manière un peu folle. Et qui dit dernière minute, dit petite panique et grosse erreur de casting. Les années 2000 ne furent pas en reste question recrutement bidon. Les années 2000, c’est la fin des recrutements sur cassette. Place aux recrutements sur Youtube et Dailymotion ! Mais c'est aussi le passage à l’euro, et avec ces nouvelles monnaies, on ne se rend pas toujours compte qu’on se fait arnaquer. Top 10 des plus belles erreurs de casting de la dernière décennie.

  1. Nicolas Anelka (du Real Madrid au PSG pour 215 millions de francs, 2000) : céder Anelka, un des plus grands espoirs de Clairefontaine pour 5 millions de francs à un club loin d’être dans le besoin comme Arsenal, c’était déjà pas bien brillant. Mais le racheter quelques années plus tard alors que l’Europe ne se l’arrache pas, 43 fois ce prix, c’est, comme on dit dans le milieu du business international, complètement con. A croire que Jérôme Kerviel faisait un stage au Paris Saint-Germain avant de rentrer à la Société Générale.
  2. Ivan Klasnic (du Werder de Brême au FC Nantes, 2008) : seul joueur professionnel ayant subi deux greffes de rein, Klasnic avait choisi Nantes pour la qualité de ses infrastructures médicales. Par contre, on a toujours pas compris pourquoi Nantes a choisi de verser 2 millions d’euros par saison à ce joueur. Mais si Ivan a une qualité, c’est la fidélité, et il accompagnera les Canaris dans leur descente aux enfers malgré un bras d’honneur taquin adressé aux supporters en célébrant un but. Du bon investissement.
  3. Severino Lucas (de Paranaense au Stade Rennais, 2000) : au début du millénaire, c’est Las Vegas à Rennes. On ne regarde pas à la dépense, Turdo, Ivanov… et donc Severino Lucas. Futur Platini ou futur Ronaldo selon l’âge du journaliste du journal local, Severino est l’objet d’un combat de coqs entre Marseille et Rennes, et François Pinault remporte la mise, 150 millions de francs, pour trois saisons lamentables. Severino partira remporter ses premiers titres au Japon.
  4. Mateja Kezman (de Fenerbahçe au PSG, 2008) : Mateja n’a pas été l’objet d’un transfert faramineux, 3,7 millions d’euros, mais négocie en arrivant à Paris un salaire suffisant pour ne pas se laisser surprendre par une augmentation du prix de la carte orange. Avec 250 000 euros mensuels, Kezman va vraisemblablement s’incruster dans la liste des salariés du PSG jusqu’à la fin de son contrat et plomber les comptes de Colony Capital, qui, dit-on, est venu à Paris pour faire de l’argent. C’était avant de rencontrer Mateja.
  5. Fabrice Fiorèse (du PSG à l’OM, 2004) : Fabrice Fiorèse est en retraite. Mais où donc a-t-il fait son jubilé ? A Paris où sa capacité à anticiper les fautes en a fait un des joueurs les plus détestés de l’hexagone ou à Marseille où il sera à jamais considéré comme Belzebuth en personne ? Faire venir à Marseille un joueur que seuls quelques supporters Parisiens continuent de soutenir et lui faire dire « L’OM est le club de mon cœur » dès son arrivée, ça méritait de figurer dans ce Top.
  6. Kader Keita (de Lille à l’OL, 2006) : le pape Aulas casse sa tirelire, près de 18 millions d’euros, pour s’attacher les services de l’ivoirien volant, dans la transaction annuelle Lille Lyon. Sauf que ça sent rapidement l’arnaque et que le bon vieux Kader n’avance plus. En même temps, un joueur qui commence sa carrière au Quatar, on aurait dû se méfier, c’était déjà louche.
  7. Frédéric Piquionne (de Saint-Etienne à Monaco, 2007) : à Monaco, c’est avant tout l’amour du club et l’exemplarité qui guide le recrutement. Frédéric Piquionne veut se casser de Saint-Etienne pour toucher 3 fois son salaire chez l’ennemi Lyonnais. Face à l’intransigeance des dirigeants, il se dira réduit à l’esclavage chez les Verts et fracassera le nez d’un supporter. Ce professionnalisme n’échappera pas à la cellule de recrutement du Rocher qui le recrute, puis le revendra avec une moins value de 25% à Lyon l’année suivante.
  8. Willamis Souza et Everton Santos (au Paris Saint-Germain, 2008) : Everton et Souza, le symbole des miracles que peut réaliser la cellule de recrutement du PSG au cours d’un mercato hivernal. Miser sur deux types complètement inconnus sur la base des conseils de Valdo et les renvoyer au Brésil avant même qu’ils aient pu acheter un porte-clé Tour Eiffel, c’est pas donné à tout le monde. Quand t’as des amis comme Valdo, t’as pas besoin d’ennemi.
  9. Matt Moussilou (de Lille à l’OGC Nice, 2005) : Moussilou avait fait des débuts en fanfare à Lille, mais lorsque les Aiglons se décident à casser la tirelire, 4 millions d’euros, un record pour le club, l’attaquant prometteur est dans le doute et n’a pas claqué un but depuis des mois. Les dirigeants niçois ont dû se dire qu’il manquait un peu de soleil au petit Matt pour qu’il retrouve la confiance. En fait, non, il ne lui manquait que du talent. Saison blanche sur la Côte d’Azur, direction Saint-Etienne. C’est cruel mais c’est ainsi.
  10. John Carew (de Besiktas à l’OL, 2005) : il y a deux manières de suivre le football. Soit on regarde les résumés de Ligue des Champions sur Canal+, et là oui, on doit bien admettre que John Carew a mis un but extraordinaire dans les dernières minutes d’un match avec Valence, soit on suit ça de près et là, pas d’hésitation, on met pas un rond sur ce type. En tout cas, on ne met pas 7,65 millions d’euros sur un joueur dont le principal talent est de mettre des manchettes dans les gencives des défenseurs adverses. La quête de « l’attaquant de classe mondiale » était lancée à Lyon.

Et vous, vous en voyez d'autres ?

Top écrit par Ronan, topiteur recruteur

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